14 décembre 2009
EDITIONS LIZARD 2009
Le but des éditions Lizard, microédition indépendante by French Lizard Attitude (association loi 1901, Marseille octobre 2009, est d’accueillir des auteurs avec lesquels faire non seulement un bout de chemin le plus vert, le plus long, le plus charmant et le plus viable possible économiquement parlant, mais également constituer un îlot de travail et de réflexion sur le langage contemporain.
Les éditions Lizard ont pour priorité de soutenir un petit nombre d’auteurs-maison, mais aussi de découvrir de nouveaux auteurs en quête de ce minimum de visibilité qu’exige l’art pour parvenir à un minimum d’équilibre.
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des œuvres courtes à nous faire lire. Nous serons heureux de pouvoir vous publier si ces textes font écho à notre humble résonance, à notre sensibilité intemporelle et labyrinthique.
Les Auteurs
AGATHE VOLERES
Née en 69 à Rennes. Elle vit et écrit à Paris.
Agrégée de Lettres et enseignante dès les années 90 dans un lycée de la banlieue parisienne. Absorbée tout d’abord par les enjeux de la transmission, elle se découvre assez tard un talent fictionnel plus introspectif, ainsi qu’un besoin de s’exprimer en son nom propre. Marquée tout aussi bien par Blanchot que par Burroughs, par Thomas C.Wolfe que par Klossowski, par Hölderlin que par Joyce, par Eden Eden que par Alice au Pays des Merveilles.
PARUS AUX EDITIONS LIZARD
Les Mirages
La Péninsule
A PARAITRE
Nul ne le sait encore
Choix indéterminé
Les Mirages
ISBN 978-2918902-04-1
20 pages ; 4 Euros
Les Mirages présentent un recueil de deux nouvelles de statut et d’époques différentes (la première est de 2001, la seconde de 2007), dont le point commun est d’établir à un moment donné, par l’écriture et la fiction, l’illusion, le pouvoir de l’évocation, comme lieux à part entière, territoires et corps de l’écrit. Egalement, les deux nouvelles ont en commun de désigner chacune à leur manière, la première de façon disons ouverte, la seconde de façon plus fermée, l’érotique comme espace d’une perception diffuse des couleurs ou des textures émotionnelles. A la première nouvelle, jouant sur l’ambiguïté du récit et du fantasme homosexuel sur les garçons (fantasme ambiguë car véhiculé par l’écriture d’une femme) répond l’ambiguïté d’une description neutre, à la limite abstraite, rendant compte d’une visibilité délicate, soit d’un espace impur. Les Mirages présentent une tentative de littérature érotique où le voyeurisme est travaillé de façon poétique, où le voyeurisme est l’enjeu du langage et sa plasticité.
La Péninsule
ISBN 978-2918902-05-8
22 pages ; 4 Euros
Nouvelle en 12 fragments (initialement écrits en l’an 2000). Archéologie d’un récit et d’une lecture qui emprunte tour à tour à l’histoire classique, l’histoire érudite, l’histoire savante. Jeu latiniste pourrait-on dire dans la mesure où les récits qui s’entremêlent parcourent un territoire de mémoire, aussi bien qu’une géographie touristique et culturelle, l’Italie moderne et ancienne. Jeu sur le fait d’écrire une fiction moderne remplie de détails anachroniques, de clichés d’histoire ou de biographie ancienne. Jeu sur la science et l’allégorie. Piège et vertige des sciences de l’interprétation : derrière la connaissance, se cache sinon l’érotique, du moins le voyeurisme. Agathe Volères tente l’épreuve d’un gigantesque voyage sur place, voyage imaginaire de la lecture, nous faire voyager dans le temps et l’espace sans aucune coupure, un immense raccourci qui donnerait lieu à une œuvre parfaite, un pur dédale, une encyclopédie humaniste peut-être, s’il ne s’agissait en vérité d’une œuvre naturellement fragmentée, discontinue, irrégulière, bref d’un chef d’œuvre voué à l’impossible. Jeu et fantasmes, donc, toujours au cœur de l’entreprise fictionnelle, de l’entreprise littéraire contemporaine allant jusqu’à tenter l’éviction d’un centre vital, celui du sujet.
AURORE VAL
Née en 75 à Marseille où elle vit et écrit.
Maîtrise d’arts plastiques à Paris VIII. Renonce très vite à la voix de l’enseignement. Médite un moyen plus sûr et plus pur d’être écrivain à part entière. Essayiste et passionnée de langage(s). Rebute à une voie qui ne serait pas stricto senso la sienne. Ne saurait transiger sur son expérience et la radicalité singulière de celle-ci. Si, si.
PARUS AUX EDITIONS LIZARD
Du sang pour les bêtes (collection poésie)
Article-Fleuve
Virgina
Linda et le porc-épic
Blog 1 (collection Essai) ; voir collection Essai
Blog 2 (collection Essai) ; voir collection Essai
A PARAITRE
Journal des Fleurs
Le songe d’Ithaque
Linda et le Porc-épic
ISBN 978-2918902-02-7
28 pages ; 4 Euros
Linda et le porc-épic est un recueil de cinq nouvelles de format et de genre divers, cinq nouvelles qui se succèdent comme autant de variations possibles ou de digressions sur le thème de la narration linéaire et du registre des émotions. Comme dans une palette de couleurs, chaque nouvelle apporte un contraste ou un changement de ton inattendu, une nuance dans la perception générale de la structure de l’ouvrage. Il n’y a pas une vérité mais au moins plusieurs, pas une règle isolée, mais proprement aucune dans un univers sans dieu ni centre, dans un univers aléatoire. Il n’y a parfois que des blocs d’histoire contre des blocs d’histoire : des simultanéités et des faux parallélismes, des synthèses étranges et des accidents. Un ange nommé Linda est l’aperçu d’un drame familial autour de la disparition d’un de ses plus jeunes membres. Le Bestiaire des Animaux, une invention grotesque ou décalée, une fantaisie qui met en scène deux créatures humaines transformées en bêtes et en symptômes. Dans les Terres, une description concrète, et pour autant illusoire, de la vie de tous les jours d’un paysan. Ganesh, le récit court et elliptique d’une jeune femme prostituée revenant d’Albanie. Alzheim, yes a man, la description sèche et sans appel de la maladie qui frappe un vieil homme au seuil de sa vie.
Article-Fleuve
ISBN 978-2918902-00-3
28 pages ; 4 Euros
Sous titre : Portrait d’un artiste inconnu du XXIe siècle. Six chapitres présentés comme six tableaux. Le portrait sur le peintre se double d’un portrait sur le roman même, son état d’ébauche et d’œuvre informe. Le portrait de celui qui peint devenant la métaphore de celui qui écrit. Les images sur la toile, la matière des mots. Les pensées inconscientes de l’artiste, la fameuse psychologie du sujet permettant une fiction déviée, une approche oblique ou déviante de la subjectivité : qui pense quoi ? Qui est dans quoi ? Aurore Val interroge le fait qu’il n’y a pas de matière sans esprit et vice versa. Le cheminement conceptuel de l’écrivain rejoint celui de l’artiste figuratif. Le lieu du roman devient celui d’une fusion. Fusion indistincte de deux espaces (littérature et peinture) pour entremêler deux niveaux (visuel et auditif), pour croiser deux chairs ou deux modes de transcription de la réalité (poésie et plasticité du langage). Qu’est-ce que la peinture ? Qu’est-ce que l’empathie du langage ? Une façon de voir et de rendre perceptibles des émotions et des sensations souterraines. Une façon de rester vivant et humain (incarné).
Virgina
ISBN 978-2918902-01-0
12 pages ; 4 Euros
Suite et Fin d’Article-Fleuve. Autant Article-Fleuve est dans son projet « dilaté », « éclaté » tel le fleuve Rimbaldien qui grossit et enfle sous le poids des images, autant Virgina est « virginal », retour à une forme plus « serrée » et davantage centrée. Deux textes accolés comme dans un médaillon : Domino et Le cercle. Clore la traversée, suturer l’épanchement en rendant l’œuvre à son point d’invisibilité ou de silence. Le projet touche à sa fin en rencontrant deux dernières figures : celle du « sexe sans sexe » de Véronika et du Temps érotique, temps qui diffère ou qui reporte toute chose, temps qui ne meurt jamais en tant qu’il « regarde » et « retarde » toute chose. Hommage à la peinture, art de survivance d’une région interdite et sacrée, celle d’un langage des émotions secrètes, sensuelles, et des émois enfouis au plus profond de la surface du texte.
Du sang pour les bêtes
ISBN 978-2918902-07-2
12 pages ; 4 Euros
Neuf poèmes jouant sur le climat et la texture poétique. Neuf poèmes lapidaires, quel que soit leur format ou leur longueur. Neuf poèmes où le Je de l’auteur(e) s’impose dans ses humeurs, ses vagues et ses plis. Neuf poèmes pour séjourner en Poésie, tel un royaume lointain et imaginaire, une terre oubliée ou sauvage, une forêt décimée, une géographie en tous points fantasmatique. Neufs poèmes pour descendre dans le calme ou l’indignation profonde. Neuf poèmes comme de longues épitaphes que l’on trouverait sur une tombe. Neuf poèmes pour rendre hommage au langage. Neuf poèmes autour d’un amour fou, d’un amour mélancolique, d’un amour en déroute, d’un amour moderne : exsangue et vidé de tout sens, erratique et sans repères.
GUILLAUME FLAGEUL
Né en 71 à Paris. Peint et écrit à Marseille.
Licence d’arts plastiques à l’université de Paris VIII. Ensuite une période de déformation, de désapprentissage, d’autodidactisme forcené pour parvenir à un style inédit sur le plan de la forme (et de la touche), revenir à la peinture, mais aussi une indépendance totale d’avec les courants influents ou chapelles autoproclamées du devenir de l’art. To be a painter or not to be.
PARUS AUX EDITIONS LIZARD
PZL Projet ; collectif
Poèmes écrits avec les dents (collection poésie)
A PARAITRE
Des Roses encore
PZL Projet
ISBN 978-2918902-03-4
16 pages ; 4 Euros
Le PZL PROJET est la forme livre d’un projet autour de la peinture de Guillaume Flageul prenant la forme de divers éléments : une boite, un puzzle, un ruban, des cartes. Dans ce livre, se trouve condensés les intentions du projet, à savoir un manifeste (2004) et un certain nombre de réflexions sur l’art en général, présentées sous la forme de jeux de mots, de digressions, de clins d’œil à l’esprit des premières avant-gardes (Dada pour le meilleur et pour le pire). PZL Projet est une tentative de dédramatisation des problèmes actuels pris en compte (la marchandisation de l’art, l’aliénation par le discours, l’asservissement aux dogmes), une forme de résistance et de thérapie par l’humour et l’indifférence. « Les gens sérieux sont des ordures » (Francis Picabia)…
Poèmes écrits avec les dents
ISBN 978-2918902-09-6
14 pages ; 4 Euros
Jouant à respecter les règles du poème classique, à s’appuyer sur quelques racines fermes pour faire germiner l’image et pousser par intervalles la rage de dents, Guillaume Flageul tisse une toile de mots languide et déroutante non par ce qui serait un exercice appuyé de la forme, un ludisme qui ne renvoie pas forcément à un contenu, mais en appliquant au langage ce qui fait le propre de sa peinture : l’expression d’une émotion qui pour paraître douce, enfantine, simple, rêveuse, n’en est pas moins le fruit d’une lutte menée contre les logiques abstraites ou les vérités cartésiennes, un combat dont le but est toujours de tendre à l’essentiel. Le temps, le végétal sont ici les clés d’un univers où le songe se meut en tableau puis en paysage puis en retour d’enfance.
JOSEPH HANNIBAL
Né en 75 à Marseille. Vit et écrit nomadiquement.
Tantôt il déclare n’avoir pas fait d’études, tantôt il confesse une vague licence de philosophie qui l’aurait empêché, dit-il, de faire l’andouille. Il se déclare sans port d’attaches et réactif désormais à toutes les formes de dépossession illusoires (drogue, théories, idéalisations). Il rêve de finir à la Martinique
PARUS AUX EDITIONS LIZARD
Après nous le déluge
J’irai en enfer et au paradis (collection poésie)
A PARAITRE
All Bastards
Après nous le Déluge
ISBN 978-2918902-06-5
20 pages ; 4 Euros
Au travers de ce qui pourrait être le journal condensé de la vie d’un cynique moderne ou d’un profond désabusé, Joseph Hannibal nous dresse le portrait pathétique et cruel d’une société contemporaine basée sur le concept de l’arrangement et du compromis (l’argent, le mécanisme de l’ascension sociale et du mérite, la famille artificielle, la sexualité comme une dimension refoulée ou bien une pure mécanique fonctionnelle). Endossant sans scrupule la place de son sujet, Joseph Hannibal s’exprime dans une langue d’orfèvre jubilante et crue, une langue foisonnante d’images taillées au scalpel, d’une chirurgie minutieuse, faite de détails aux reflets équivoques, troublants : celle d’un être plongeant consciemment dans la perte de tout sens, celle d’un monde d’une noirceur maladive, hanté par une négativité religieuse, irrévocable. Après nous le déluge ?
J’irai au paradis et en enfer
ISBN 978-2918902-08-9
14 pages ; 4 Euros
Amoureux de la Mariée
PATRICK LE SAUX
Né en 75 en Bretagne. Vit et écrit à St Brieuc.
Découvrant sa vocation poétique après de brillantes années de mathématiques supérieures, il quitte la voie sacrée des sciences et non moins rassurante du progrès pour s’installer quasi définitivement à résidence dans une structure médicale et psychiatrique où il se consacre à l’écriture.
PARUS AUX EDITIONS LIZARD
Poésie de Jeunesse (collection poésie)
A PARAITRE
Etat d’Innocence
Poésie de Jeunesse
ISBN 978-2918902-10-2
12 pages ; 4 Euros
Prise de danger et ingénuité, ces deux termes résument à merveille l’écriture de Patrick Le Saux : des rimes, des presque alexandrins, des poèmes baudelairiens, des poèmes-spleen, des poèmes d’ivresse, des poèmes d’envolées mystiques, des poèmes d’exaltation, des poèmes qui frôlent l’état de délire, des poèmes qui sentent le vertige d’une adolescence qui n’en finit pas. Patrick Le Saux s’en explique dans Etat d’Innocence, son roman fictionnel et autobiographique, écrit un peu plus tard : sa poésie fut arrachée à la mélancolie par la drogue ou à la drogue par la mélancolie. Sa poésie fut liée à une crise profonde, une crise et un doute si profonds que seuls les mots ont semblé, alors, avoir un sens ou une valeur quelconque. Cette conscience du néant habite son univers langagier désormais non pas à la manière d’un romantisme de façade, d’un dandysme calculé, mais l’alimente à la façon d’un poison plus sournois ou d’une insouciance au monde extérieur presque totale. Ce qu’il y a de risqué et donc de courageux dans ce travail des mots, c’est la ligne ténue que l’on sent entre le vide qui ne se comble pas, lequel s’appelle le manque, et la pointe critique qui l’effleure sans cesse. Ironie ? Immaturité chronique ? Douce perversion ? Ce qu’il y a d’intéressant dans ce recueil dit de jeunesse, c’est l’innocence et la noirceur juvénile qui gouvernent ces textes. Refus d’un monde adulte où l’hypocrisie plombe, où le calcul tue ? Nous avons choisi de publier ces poèmes de Patrick Le Saux car ils contiennent bel et bien la genèse de son travail littéraire futur que nous publierons sous peu sous forme d’extraits et de fragments.
La collection Essai
AURORE VAL
Blog 1 et 2
ISBN 978-2918902-12-6 / 15 pages ; 4 Euros
ISBN 978-2918902-13-3 / 20 pages ; 4 Euros
Pourquoi avons-nous choisi de publier et de suivre tout au long de l’année un blog ?
Aurore Val apporte à l’édition une contribution indispensable dans la mesure où son travail sur le langage et la condition du sens dans d’autres disciplines que l’écriture (cinéma, peinture, etc) l’amènent à réfléchir au jour le jour, rituellement, au travers d’un blog qui est tout à la fois expérience, journal et essai critique. Ainsi, Aurore Val produit un travail de création exactement personnel en même temps qu’elle se livre régulièrement, qu’elle met sa pensée en libre accès ou en voie libre, prenant le risque de mener un exercice de réflexion qui fait se rencontrer le point de vue subjectif avec l’approche esthétique, le pont de vue discursif avec l’angle sociologique. De fait, Aurore Val est productrice de fantasmes, d’obsessions, en même temps qu’elle analyse le processus obsessionnel chez elle ou chez d’autres. Mais surtout, elle joue avec le rythme et la cohérence d’une pensée qui s’exprime aussi bien sur l’actualité la plus fraiche que sur l’inactualité la plus brûlante. Ce faisant, elle joue consciemment et inconsciemment avec le désir d’écriture, avec le désir d’intervenir sur le monde au travers des projections et des représentations du langage, avec le désir et l’attente tout court. D’autre part et de manière plus générale, nous pensons que le blog, outil par excellence aujourd’hui du journalisme officiel aussi bien que des médias indépendants, du critique amateur aussi bien que du professionnel, est un instrument parfait pour contourner la norme, mesurer la qualité, la pertinence, c'est-à-dire encore la continuité d’une pensée dans le temps. Exercice et méthode. Lignes et corps d’un chantier. Quoi de plus intéressant qu’un cerveau sur le fil, irrigué ? Quoi de plus réjouissant qu’un œil sauvage, fébrile, aux aguets ? Quoi de plus fascinant qu’une pensée organique ?
La collection Poésie
Aurore Val, Du sang pour les bêtes
Guillaume Flageul, Poèmes écrits avec les dents
Joseph Hannibal, J’irai au paradis et en enfer
Patrick Le Saux, Poésie de Jeunesse
Voir la présentation détaillée de ces ouvrages dans le catalogue des auteurs.
Pourquoi avons-nous choisi de créer une collection poésie ?
Il nous paraît indéniable, aujourd’hui, qu’en des temps où le lecteur lit moins, qu’en des temps où la littérature intéresse peu, qu’en des temps où rares sont ceux, même dans les soi-disant érudits ou passionnés de la culture, de l’écrit, de la langue, à parcourir en détail et en profondeur les grands écrivains modernes autres que Vladimir Nabokov, à apprécier réellement des œuvres aussi monumentales et aussi consciencieusement pillées que celles de Thomas Bernard, James Joyce, Antonin Artaud, sans en oublier pour autant les voix d’une ligne profonde, un courant réaliste, rugueux, comme celui de Thomas C.Wolfe ou Cesare Pavese, qu’ il fallait revenir à l’origine du langage, donc revenir à la poésie. Il fallait revenir à cette origine comme on irait sur les pentes d’un volcan éteint, d’un volcan encore actif mais recouvert de beaucoup de fumée. Retourner là comme en début de parole. Retourner là comme en terre de silence. Pour nous, le choix à faire en matière d’auteurs poétiques a été spontanément celui du goût pour l’expression humaine la plus simple ou la plus authentique, celle qui, sans crainte puritaine de l’émotion, porte ses ailes jusqu’à la délivrance d’un intervalle perdu, jusqu’à l’expérience d’un temps indéfiniment dilaté, celui de la mémoire, celui de l’enfance et de la jeunesse de l’âme restée intacte dans ce qui pourrait être sa vertigineuse odyssée ou mise en abyme.
COLLECTIF FRENCH LIZARD ATTITUDE
PARU AUX EDITIONS LIZARD
Qui sommes-nous ?
A PARAITRE
Frenchlizinwork (collection poésie)
Qui sommes-nous ?What we do…
ISBN 978-2-918902-11-9
20 pages ; 6 Euros
Conformément à son titre, Qui sommes-nous ? What we do…est un ouvrage de présentation et d’introduction avec et sans préliminaires au ton, à la manière, à l’attitude, l’état d’esprit festif et volontairement décalé du collectif French Lizard Attitude. Pour contrecarrer la morosité et l’ennui ambiant, la sécheresse du désert et la stérilité inutile du vent, le collectif s’offre le plaisir d’un ouvrage récapitulatif de ses faits et gestes à partir du blog d’actualités de l’association, blog conçu dès le départ comme une récréation (en opposition au sérieux de l’école) mêlant le style énergétique du journal aux news épistolaires du collectif : déclarations d’amour et coups de cœur, cris de la langue et coups d’éclat, déclarations de guerre et coups de sang, mots de reine pour la plupart, ces textes courts illustrés d’images, dressent le portrait d’un désordre structuré, un désordre synthétique, un désordre raffiné, un désordre souple, un désordre artistique.










